mercredi 12 avril 2017

ECHO & THE BUNNYMEN The Yo Yo Man

ECHO & THE BUNNYMEN
Ocean Rain

Label : Korova / WEA
Année : 1984
A1 Silver    
A2 Nocturnal Me    
A3 Crystal Days    
A4 The Yo Yo Man    
A5 Thorn Of Crowns    
B1 The Killing Moon    
B2 Seven Seas    
B3 My Kingdom    
B4 Ocean Rain

Genre : Pop Goth
8° morceau de L'Inventaire 46 : The Yo Yo Man

Il a beau s'adorer, trouver qu'il a les lèvres les plus sexy du rock et qu'il a écrit la meilleur chanson du monde (Killing Moon sur cet album : ça peut se discuter...), Ian McCulloch restera toujours en deuxième division. 
Pourtant, Echo & The Bunnymen marque les années 80 et aligne quelques faits de gloires non négligeables, quelques singles qui donnent des lettres de noblesse au côté obscur de la New-Wave auxquels certains ados d'aujourd'hui vouent un culte aussi fébrile que leurs ainés d'il y a... 35 ans !  On reste un peu perplexe quand on entend sur des smartphones des versions compressées de The Cutter ou Pictures on my wall, mais le phénomène reste rare : les Hommes Lapins n'ont pas l'efficacité de Cure, la sophistication des Smiths, ni même l'aura morbide de Joy Division...
Reste un album parfait, un chef d’œuvre au sens premier du terme : l'accomplissement d'un groupe qui maîtrise enfin l'équilibre difficile entre la simplicité punk des compositions et leur inclination vers un romantisme sombre qui nécessite quelques envolées de violon et autres enluminures de guitare. La voix de McCulloch est impressionnante, parfois possédée (Thorn Of Crowns), quand elle ne joue pas au crooner (le fameux Killing Moon) voire au chanteur lyrique (Ocean Rain, qui clôt cet album avec une certaine grandiloquence, à la limite du pompier). 
Et puis il y a ce "Yo Yo Man, Always Up and Down", avec ses paroles gothiques à mort, ses espagnolades assénées par un Will Sergeant en grande forme et ce pont qu'on croirait tout droit sorti d'une b.o. de Dario Argento... Un bonbon pour les gourmets, une véritable dragée au poivre ! 

En 2017 Echo & The Bunnymen tourne toujours. La voix de McCulloch est intacte mais les prestations manquent singulièrement de cette flamme qui traverse Ocean Rain de bout en bout.

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